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Dr Sage Thierry, Dr Lignier Baptiste, Psychologues cliniciens. Université de Dijon

La non-observance thérapeutique est un problème récurrent pour le clinicien, notamment pour les pathologies chroniques avec des taux de 30 à 50%, voire même 90% des patients concernés dans certaines études. Ce problème est donc particulièrement saillant en dermatologie en raison de l’importance des dermatoses chroniques. Elle est parfois définie en tant que syndrome , avec abandon de conduites de prévention et morbidités associées. Il s’agit d’un réel problème de santé publique au-delà de la difficulté de pratique pour le dermatologue. Elle peut s’analyser selon différents critères et notamment dans l’appréciation de la qualité du lien thérapeutique.

Le fait de considérer ce « non » thérapeutique comme parfois l’expression d’une réaction naturelle du patient, manifestant ainsi une forme d’autonomie peut aider le soignant dans la contenance de cette attitude. La réactance est définie comme la résistance naturelle à la limitation de ses libertés . Il s’agit d’un mouvement naturel et légitime de chacun en réaction à toute injonction susceptible de remettre en cause sa liberté d’être. La situation de soin est source de telles injonctions, le clinicien n’étant pas toujours conscient de cela.

Un questionnaire évaluant la réactance est en cours d’élaboration au sein d’un projet de recherche mené conjointement par le laboratoire Psy-DREPI et des praticiens dermatologues et psychologues. Il a été construit grâce à un recueil qualitatif auprès de professionnels de santé et une étude quantitative est actuellement en cours pour l’étude de sa validité ainsi que des liens avec la personnalité et des comportements de santé.

Cet atelier a pour objectif de définir le concept de réactance, de préciser la place de celle-ci dans le syndrome d’inobservance thérapeutique, notamment dans la dimension légitime de celle-ci, et de proposer des clés d’interprétation et d’adaptation au clinicien pour obtenir une meilleure adhésion du patient. Des jeux de rôle et ou des vidéos seront proposés aux participants.

Nicole JOUAN, Jean FRIEDEL, Mathieu BATAILLE

La crise sanitaire Covid et, en parallèle la feuille de route gouvernementale « Ma santé 2022 » ont imposé la télémédecine au quotidien: téléconsultation, téléexpertise et télésuivi complètent la classique consultation au cabinet. Mais comment intégrer la pratique de la télémédecine au quotidien, en ville ou en institution?  A propos de situations pratiques spécifiques à la dermatologie, nous exposerons les cadres légaux, les opportunités et les limites des actes « à distance ».

 

Elisa GOUJON, Anne sophie CAUSERET

La prise en charge des ulcères chroniques restent une activité dédiée aux dermatologues. La prise en charge de ce type de patient est complexe. Nous rappellerons dans cet atelier les fondamentaux de la prise en charge des plaies en 2023 et nous présenterons dans un deuxième temps les  nouveaux pansements et nouvelles technologies disponibles qui permettent de mieux soigner nos patients.

Isabelle GALLAY, Thierry MICHAUD

Le but de cette communication est de montrer de quelle façon les concepts d’analyse et de prise en charge du vieillissement facial par les injectables (toxine botulinique et acides hyaluroniques) ont progressé durant ces 25 dernières années. La meilleure connaissance de la physiologie et de l’anatomie du vieillissement facial a permis d’évoluer vers l’abord tridimensionnel et dynamique de la correction des signes de l’âge, autorisant une véritable lecture « émotionnelle » du visage. La rhéologie des acides hyaluroniques a énormément progressé elle-aussi, débouchant sur l’utilisation de produits adaptés à chaque zone anatomique de la face et sur le paradigme de morpho-esthétique faciale. Cette évolution des concepts a permis une prise en charge de plus en plus précoce des signes de vieillissement facial, à tel point que la notion de prévention est devenue prégnante dans ce domaine. Des exemples cliniques seront discutés et permettront d’illustrer le propos. »
Mise au point sur lasers et EBD: quels apports pour le dermatologues?

Dr Bertille Bonniaud, Dr Géraldine Jeudy, Dr Dalac-Rat Sophie

Les avancés thérapeutiques et diagnostiques récentes en cancérologie cutanée ont bouleversé nos pratiques. Le dermatologue libéral reste en première ligne pour la prise en charge de ces patients et son rôle est essentiel pour optimiser le parcours de soin.

Cet atelier construit autour de cas cliniques discutés en RCP d’oncodermatologie, permettra au dermatologue d’avoir une courte mise au point de la prise en charge des tumeurs (mélanome, carcinome basocellulaire, épidermoide et de Merkel) aux différents stades de la maladie et discuter des dernières recommandations.

Danielle BOUILLY, Sabine BECHAUX, Michel LEMAITRE

La volonté des autorités réglementaires, qui s’appuient sur les travaux des comités scientifiques d’experts européens, est d’accroître la sécurité des produits cosmétiques, et de réduire l’impact sur l’environnement. 

Comment rester objectif devant la mise à l’index médiatique d ‘ingrédients déclarés « perturbateurs endocriniens » ou «cancérogènes » , devant la pression des patients, devant les avis des experts scientifiques ? Cette présentation donnera quelques clés pour démêler le vrai du faux.

La micronutrition étudie l’impact des vitamines, minéraux, oligoéléments, acides gras essentiels, acides aminés et des prébiotiques sur la santé ; elle évalue aussi leurs déficits par des bilans de biologie fonctionnelle. Ces molécules assurent notre équilibre digestif, psychique, immunitaire mais elles ont aussi un rôle sur le vieillissement cellulaire, la santé de la peau et des phanères et sur les performances sportives et intellectuelles. L’importance du microbiote intestinal en eubiose dans l’immunité n’est plus à démontré.

Le concept de Santé Nutrition Durable propose un développement qui préserve la planète et une offre respectueuse de l’environnement, des producteurs et des consommateurs.

Evelyne Collet, Camille Leleu, Cathy Ripert

Tester les produits apportés par les patients lors du bilan d’un eczéma de contact est souvent beaucoup plus rentable que d’effectuer des batteries complémentaires parfois inadaptées. C’est le cas par exemple des eczémas des paupières. Des techniques d’exploration clinique autres que les classiques patch-tests sont désormais à la disposition des dermatologues. Le bilan étiologique d’un eczéma induit par les cosmétiques, les produits d’hygiène, les médicaments topiques est assez simple car nous disposons des compositions de ces produits. En revanche d’autres sources d’allergie sont plus difficiles à investiguer comme les textiles, produits industriels, végétaux, huiles essentielles…etc. 

A l’aide de cas cliniques interactifs, les intervenants aborderont ces différentes situations en apportant des solutions pratiques, utilisables par le dermatologue hospitalier ou libéral.

 

Nadia SALINAS, Laurent MISERY

Le prurit est difficile à prendre en charge mais des possibilités thérapeutiques nouvelles émergent. Au cours de cet atelier, des cas cliniques permettront d’aborder différentes entités, leurs spécificités et leurs prise en charge, surtout si elles sont mal connues des dermatologues ou si les traitements sont pour eux inhabituels ou nouveaux. 

C Boulitrop, C Bédane

Cet atelier aborde les dernières mises au point dans le domaine :

Photosensibilité des traitements anticancéreux récents, nouveaux traitements de la dermatite chronique active, pas de nouveaux photoallergènes de contact mais citons quelques publications anecdotiques à leur sujet.

Rôle et impacts des UV sur la COVID 19

…Et si les photosensibilisants étaient en plus des inducteurs de cancer…

En matière de photoprotection l’atelier fera le point des avancées récentes dans le domaine de la photoprotection des cancers cutanés, la prévention du photo vieillissement et les développements récents vis-à-vis de la lumière visible

Jean-Charles CREPIN , Patrick GUILLOT

Cet atelier de niveau intermédiaire se veut pratique et illustré. 

Au travers de cas cliniques didactiques, nous aborderons de façon interactive à destination des praticiens expérimentés comme des plus jeunes, les principaux gestes réalisables (ou non) au cabinet. Nous discuterons :

  • des différentes modalités de réparation chirurgicale
  • de la prévention et de la gestion des principales complications (hémorragiques, infectieuses, fonctionnelles et esthétiques)
  • des pièges à éviter, des erreurs à ne pas commettre
  • de la conduite à tenir face à une situation imprévue

Le but de cet atelier de chirurgie est de rassurer le dermatologue en atténuant ses craintes plus ou moins légitimes, ainsi que de montrer que pour différentes régions anatomiques, il n’existe pas une seule et unique solution de réparation.

 

Dr Pascaline Darbon, Dr François Will

Les angiomes capillaires ou angiomes plans sont la malformation vasculaire la plus fréquente (0.4% des naissances). Ils sont soit isolés ou impliqués dans un contexte syndromique qu’il est nécessaire d’explorer. Le plus souvent localisés  au niveau du visage ( 65%) ils peuvent impacter considérablement  les enfants atteints  dans leur  développement psychologique ainsi que leur parents. Nombre d’entre eux vont s’épaissir au cours de la vie devenant de plus en plus affichants. Le traitement par laser à colorant pulsé reste le gold standard depuis plus de 30 ans. Toutefois malgré de nombreuses séances ces lésions ne sont souvent qu’incomplètement effacées et nous verrons quelles sont les stratégies thérapeutiques actuelles les plus performantes et les perspectives d’avenir.

Les différents lasers utilisés en esthétiques comme les lasers et lumières vasculaires, les lasers fractionnés ont des indications médicales pour le dermatologue. Seuls ou en traitement combiné dans l’univers varié des cicatrices, ces appareils permettent de définir une prise en charge en fonction du type de cicatrice. Le laser CO2 fractionné  a un  intérêt dans le traitement et la prévention des champs de kératoses actiniques. La démonstration video du traitement codifié de l’ongle incarné au laser CO2 illustre une modalité  alternative de ce traitement qui peut simplifier les suites. 

C Boulitrop, G Jeudy, C Bédane

 

Comment réaliser la PDT au cabinet. Utiliser les différents sources lumineuses, lampes traditionnelles, mais aussi le soleil et les lampes du jour. Pour cela comment accompagner au mieux le patient.

Le point sur les indications et la technique classique de PDT réalisée en milieu hospitalier

Les avancées dans le domaine de la PDT avec la place de plus en plus importante de la lumière du jour qu’elle soit naturelle ou artificielle et les derniers développements dans ce domaine.

Dr Hadrien FRIEDEL, Dr Pierre-Yves DUPONT.
Service des Urgences, Centre Hospitalier William Morey, Chalon-sur-Saône

Lors de l’exercice libéral de la dermatologie en cabinet, on peut être confronté à trois types de situations d’urgence : un consultant peut faire un accident métabolique, neurologique ou même cardiaque dans la salle d’attente, il peut faire un malaise vagal plus ou moins appuyé pendant un examen ou un geste chirurgical, et il peut aussi faire une réaction allergique systémique de gravité variable à un composant des produits qui lui seront injectés au cours d’un geste thérapeutique. 

Nous passons en revue ces quelques situations, finalement assez rares, qu’il faut savoir prévoir, leur prise en charge immédiate, en insistant sur quelques gestes salvateurs, et nous donnons la liste des matériels indispensables dont il faut disposer et qu’il faut maintenir en état d’efficacité pour une issue la plus favorable possible, en attendant l’arrivée éventuelle de l’assistance d’urgence.

Bertille Bonniaud, Elisa Goujon 

Situations cliniques courantes de dermatologie pédiatrique à travers des cas cliniques d’enfants vus à des consultations hospitalières.

 

Jean Yves GOURHANT, Philippe BAHADORAN

Lors  de cet atelier, des cas cliniques dermoscopiques variés seront présentés, complétés dans certains cas de microscopie confocale. Les participants répondront avec des boitiers électroniques à des questions voteront avec leur smartphone pour des propositions concernant sur le diagnostic et la CAT. La correction sera personnalisée en fonction des réponses.

 

Marie DHERS, Danièle BOUILLY AUVRAY 

Cet atelier interactif à pour but de faciliter la prise en charge par le dermatologue libéral du patient psoriasique en essayant de donner des réponses claires aux travers de cas cliniques sur :La prise en charge d’une maladie aux multiples comorbidités , jusqu’où ? A qui du patient ou du médecin , revient la décision thérapeutique ?

  • La gestion en pratique des traitements systémiques au cabinet
  • Les nouveaux traitements et les dernières recommandations
  • Le problème de la PIH (prescription initiale hospitalière) et la relation ville hôpital

Vanessa Leguy, Jean Friedel

La science dermatologique pourrait, aux yeux de certains, paraître se cantonner dans des rôles annexes de dépistage de tumeurs cutanées malignes, de prescription de crèmes antimycosiques et/ou corticostéroïdes, éventuellement dans celui de facilitation de la cicatrisation, voire à la seule médecine esthétique. C’est oublier que les dermatologues savent suspecter ou reconnaître d’un seul coup d’œil non seulement un mélanome ou le type d’un carcinome, mais aussi des signes apparemment insignifiants dont la découverte va définitivement influencer la vie des malades, ce qui fait de cette spécialité médicale une des premières représentantes de la médecine dite « interne ».

Parmi ces petits signes on peut citer selon 5 catégories : non seulement les classiques tableaux – paranéoplasiques possibles que sont les hyperkératoses filiformes des paumes et plantes,  ou l’ichtyose acquise, et – pronéoplasiques (génodermatoses prédisposant aux cancers) que sont les souvent minuscules tumeurs sébacées (adénomes et carcinomes) ou les fibrofolliculomes de l’extrémité céphalique révélateurs d’un terrain génétique comme dans la maladie de Birt-Hogg-Dubé et le syndrome de Muir-Torre ; mais aussi – structurales que sont les veinules trop bien visibles du dos des articulations des doigts dans la maladie d’Ehlers Danlos, les télangiectasies de la maladie de Rendu-Osler, les angiokératomes abdominaux de la maladie de Fabry, les papules jaunâtres des plis du pseudoxanthome élastique ou  les tumeurs fibreuses gingivales ou péri-unguéales de la sclérose tubéreuse de Bourneville, – métaboliques acquises que sont les multiples acrochordons (molluscum pendulum) bien souvent révélateurs d’une sévère altération de l’équilibre métabolique du glucose ou l’hypertrophie gingivale caractéristique d’un déficit en vitamine C, ou enfin – systémiques acquises que sont le développement de taches atrophiques porcelainées caractéristiques de la terrifiante maladie de Degos-Kohlmeier ou celui des nodules douloureux de l’oreille si souvent symptomatiques de tableaux d’hypoxies nocturnes transitoires profondes et répétitives, et révélateurs d’apnées du sommeil.

Marc REVERTE Pascal DEL GIUDICE

Compte-tenu de l’augmentation des voyages dans les pays tropicaux et des mouvements de population, du risque de piqûres et du changement climatique, la prévalence des maladies à transmission vectorielle augmente, et notamment les arboviroses. Le dermatologue est souvent sollicité pour des maladies cutanées potentiellement transmises par une piqûre d’insecte. II lui revient donc, par l’analyse du contexte et par l’examen clinique, de déterminer les diagnostics potentiels et leur prise en charge. L’objectif est donc de donner les éléments qui permettent d’identifier les principaux vecteurs (tiques, moustiques, phlébotomes…), de connaître les principaux éléments d’épidémiologie (période de l’année, notions de voyage, endémicité…), de distinguer les principaux tableaux cliniques (maladie de Lyme, érythème migrant, arbovirose et érythème généralisé…), de savoir faire un diagnostic grâce à l’utilisation de la biologie (techniques de diagnostic biologique, sérologies, PCR…), de savoir mettre en place le traitement adapté.

Anne Catherine PANNEQUIN, Anne Claire DAVAINE

L’objectif de cet atelier est de mettre en adéquation activité professionnelle et respect de l’environnement. Pour cela, nous vous donnerons des pistes afin d’engager positivement une démarche écoresponsable avec une “boite à outils verte” pour votre cabinet. Nous aborderons les améliorations possibles pour nos équipements informatique et médical, nos prescriptions, mais aussi nos déplacements, nos bâtiments… Eco responsablement vôtre !!!

Florence Corgibet, Anne Sophie Causeret
 
Cette session animée par 3 dermatologues présentera diVERS cas cliniques rencontrés en dermatologie libérale. Nous rapporterons outre quelques cas de dermatoses VERTES, des observations qui nous ont rendues « VERTES » du fait de leur complexité, des situations cliniques qui nous ont conduit VERS un diagnostic surprenant et des pathologies plus courantes qui nous ont posé de VERitables problèmes thérapeutiques.